Fiche n° 730 : Vegas Mytho de Christophe Lambert

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :

1957. Dans le Greenwich Village branché de la « beat generation », Thomas Hanlon, écrivain et poète alcoolique, rencontre la belle Sofia Stamatis, héritière d'une riche famille de la diaspora grecque. La jeune femme l'entraîne à Las Vegas pour l'inauguration de "l'Olympic Winner", casino dirigé par son père, chef incontesté du clan Stamatis, personnage fascinant qui intrigue autant la Mafia que le FBI.
Thomas comprend très vite que les Stamatis sont en guerre avec le casino concurrent tenu par une ancienne famille égyptienne. Une guerre qui se poursuit depuis des millénaires…


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Mon avis :
Anciens dieux + Etats-Unis = American Gods.

On pensait le sujet clos. Avec son roman couronné par à peu près tous les prix que compte le genre, Neil Gaiman avait mis tout le monde d’accord. Tout le monde ? Non, car dans la tête d’un talentueux auteur français, deux irréductibles mots résistent encore et toujours à l’idée de clore définitivement le sujet. Deux mots (« dieux mafieux ») et une envie : écrire un roman de mafieux en hommage aux classiques cinématographiques du genre. Au moment d’aborder Vegas Mytho, ce n’est pas tant le fait que l’idée d’écrire Vegas Mytho lui soit venue avant le lire American Gods qui importe, mais plutôt sa vision et le traitement qui va en découler puisque, disons-le, hormis le postulat de départ, American Gods et Vegas Mytho n’ont rien à voir.

Fort de son expérience dans le cinéma et de sa culture cinématographique, Christophe Lambert nous livre un roman de mafieux avec son lot de clichés et de scène-types ; à la différence près que les mafieux en questions sont des dieux.  Et non content de puiser son inspiration dans les classiques des films de mafia (Le Parrain, Les Affranchis, Casino, etc.) et dans différentes mythologies, Lambert s’amuse à détourner les codes et les histoires pour en faire quelques chose d’amusant et de divertissant. Sous le regard d’un narrateur que Lambert a voulu faire ressembler à Bukowski (d’où un regard assez amusé mais aussi lucide sur l’histoire), le lecteur découvre un univers de conspirations, de meurtres et de trahisons où des personnages truculents tuent et se font tuer. Tout pas ça pour dire que le lecteur s’amuse aussi. Concluons en signalant que le style fluide, vif, visuel et cinématographique de l’auteur, n’ait pas sans effet sur la lecture puisqu’il participe au sentiment général de regarder un regarder un vieux film de mafieux.

7,5/10 Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Vegas Mytho, ce n’est pas un sous-American Gods, ce n’est pas non plus un American Gods à la française. Non, Vegas Mytho, C’est un peu comme si les dieux grecs s’étaient invités dans un film de mafieux avec, à la clé, un superbe divertissement made in France.


Simatural

Publié dans Critiques Fantasy

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