Fiche n° 884 : Wolf-man de Kirkman & Howard

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
La nouvelle série inédite de Robert Kirkman (Walking Dead) arrive enfin en France : Wolf-Man ! Quand Gary Hampton est laissé pour mort après une agression en pleine forêt, il ne sait pas encore qu'une malédiction pèse sur lui : il a désormais le pouvoir se transformer en loup-garou à la pleine lune. Il décide de mettre ses nouveaux pouvoirs au service de la justice en devenant Wolf-Man.

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Mon avis :
Robert Kirkman est bankable depuis Walking Dead. Tellement bankable qu'on a tiré une série  de Walking Dead. La série est tellement bien que Kirkman est encore plus bankable qu'avant. Du coup, éditer en vf une autre de ses séries, pour un éditeur, ça peut être l'occasion de profiter un peu de l'aspect bankable de l'auteur. En collant un gros macaron sur le bouquin : « Par l'auteur bankable de Walking Dead ». Sauf que Wolf-Man, ce n'est pas Walking Dead, mais alors pas du tout.

Un audacieux patron de Wall-Street est mordu un beau soir par un loup-garou. Résultat, le voilà qui se transforme en grosse bête poilue, pleine de crocs et de griffes. Fort heureusement, un mentor surgit inopinément pour le guider et l'aider à contrôler la bête qui est en lui. Forcément, les ennuis s'accumulent : sa maladie mystérieuse lui fait perdre la confiance des  marchés, il perd sa boîte, s'aperçoit que les nuits de pleine lune il n'est pas capable de se  contrôler, son vampire de mentor semble lui cacher beaucoup de choses mais ça n'empêche  pas  notre valeureux Gary de vouloir employer ses capacités lycanthropiques au service du
bien. Gary est désormais un super-héros loup-garou.

Jusque là, je dis : pourquoi pas ? Strictement rien d'original, certes : une bête sauvage en soi  (Wolverine ?), un héros riche, en situation critique ( Tony Stark ?) mais qui a un super-qg  souterrain (Batman ?), une vie sociale et familiale difficile (Spider-Man ?). Les éléments  composant Wolf-Man sont tellement basiques et le ton tellement parodique, pour ne pas dire  naïf, qu'on commence par se dire qu'on affaire à un comics de super-héros second degré à la  Savage Dragon.

Hélas, les situations sont amenées d'une manière tellement primaire, les attitudes des  protagonistes sont tellement maladroites et sans nuances qu'on finit par se dire que Wolf-Man, c'est sans doute légèrement parodique (et donc légèrement drôle : le super-vilain  dénommé Eruption qui attaque l'équivalent local du Daily Bugle parce qu'il en a marre qu'on  écrive son nom Erection dans les journaux, par exemple) mais que c'est surtout sacrément  léger. L'histoire est extrêmement banale dans sa construction et il faut vraiment attendre les  trois dernières pages de l'album pour avoir droit à un retournement de situation intéressant et  qui donne presque envie de lire le tome suivant. J'ai dit presque, hein.

Après avoir lu l'introduction dithyrambique de Kirkman sur les fabuleux dessins de Jason Howard, on s'attend à être renversé par la beauté des planches et …. non. Le trait tendance  cartoon fonctionne bien pour les scènes d'action mais pour les gros plans et les scènes  statiques, c'est beaucoup moins heureux. Sauf à ce que le tome 2 relève sévèrement le niveau, on va retourner aux autres travaux de Kirkman.

4.5/10 Le sticker suffira sans doute à faire vendre ce tome 1 mais il n'est pas sûr qu'on  revienne pour le tome 2.

Winter

Publié dans Critiques Comics

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